Dhammapada Verset 401

J’appelle un brahmana*, celui qui ne s’attache pas aux plaisirs sensuels, tout comme l’eau n’adhère pas à une feuille de lotus, ou la graine de moutarde ne tient sur la pointe d’une aiguille.

*brahmane ou brahmana dans ce chapitre signifie celui qui est déterminé à atteindre l’Éveil ou qui en est proche.

L’histoire de Vénérable Uppalavanna

Alors qu’il résidait au monastère de Jetavana, le Bouddha prononça le verset 401 en référence à Vénérable Uppalavanna.

Un jour, des bhikkhus parlaient de l’Être Noble Vénérable Uppalavanna qui avait été molesté par le jeune Nanda (verset 69) et qui avait ensuite été englouti dans la terre. À ce propos, ils demandèrent au Bouddha si les Êtres Éveillés ne jouissent pas des plaisirs sensuels car ils ont la même constitution physique que n’importe quelle autre personne. Le Bouddha répondit : « Bhikkhus ! Les Êtres Éveillés ne jouissent pas des plaisirs sensuels ; ils ne s’adonnent pas aux plaisirs sensuels, car ils ne s’attachent pas aux objets des sens et aux plaisirs sensuels, tout comme l’eau n’adhère pas à la feuille de lotus ou la graine de moutarde ne tient sur la pointe d’une aiguille. »

Quelques réflexions …..

L’attachement sensuel est le fait de s’accrocher à des objets des sens attrayants et désirables. Il s’agit de l’attachement que nous développons naturellement pour les choses qui nous plaisent et nous satisfont : les couleurs et les formes, les sons, les odeurs, les goûts, les objets tactiles ou les images mentales, les objets passés, présents ou futurs qui surgissent dans l’esprit et qui correspondent à des objets matériels dans le monde extérieur ou intérieur, ou qui ne sont que des fantaisies. Nous trouvons instinctivement du plaisir, de l’enchantement, de la délectation dans ces six types d’objets des sens. Ils induisent le plaisir et l’enchantement dans l’esprit qui les perçoit.

Dès qu’un individu naît, il découvre le goût de ces six objets des sens, et s’y accroche ; et au fil du temps, il s’y attache de plus en plus fermement. Que nous aimions, que nous soyons en colère, que nous haïssions, que nous soyons envieux, que nous assassinions ou que nous nous suicidions, la cause ultime est le plus souvent, la sensualité. Il est nécessaire d’avoir une compréhension correcte de ces objets des sens et d’agir de manière appropriée à leur égard, sinon s’y accrocher peut conduire à une des actes délictueux que nous regrettons plus tard.  

La sensualité est la porte d’entrée pour la souffrance et le tourment. Apprendre à maîtriser les sens et développer une compréhension claire des effets de l’attachement est crucial si nous voulons abandonner les souillures mentales.