Dhammapada Verset 253

Chez celui qui voit constamment les défauts des autres et les dénigre sans cesse, les souillures mentales (asavas) augmentent ; il est loin d’atteindre l’Éveil.

L’histoire de Vénérable Ujjhanasanni

Alors qu’il résidait au monastère de Jetavana, le Bouddha prononça le verset 253, en référence à Vénérable Ujjhanasanni.

Vénérable Ujjhanasanni était toujours en train de trouver des défauts et de dire du mal des autres. Certains bhikkhus le rapportèrent au Bouddha. Il leur répondit : « Bhikkhus, si quelqu’un trouve à redire à quelqu’un d’autre afin de l’instruire dans le bon sens, ce n’est pas un acte mauvais et il ne faut donc pas le blâmer. Mais si quelqu’un est toujours en train de trouver des défauts aux autres et de dire du mal d’eux juste par méchanceté et malice, il n’atteindra pas la concentration et l’absorption mentale (jhana). Il ne sera pas en mesure de comprendre le Dhamma, et les souillures mentales (asavas) augmenteront en lui. »

Puis le Bouddha dit :

Chez celui qui voit constamment les défauts des autres et les dénigre sans cesse, les souillures mentales (asavas) augmentent ; il est loin d’atteindre l’Eveil.

Quelques réflexions …..

Trouver les défauts des autres pourrait leur être utile, car nous ne sommes pas toujours conscients de nos défauts et, si cela est fait de manière utile, cela peut nous aider à progresser. Cependant, si l’on est honnête, lorsque nous trouvons des défauts chez les autres, c’est rarement dans le but de les aider, mais le plus souvent par jalousie, colère, vanité, orgueil et pour montrer notre propre supériorité.

Un autre point à considérer avant de critiquer les autres est de prendre en compte nos propres partialités ; la façon dont nous percevons les actions des autres est teintée par nos préjugés qui rendent une perception et une compréhension objectives impossibles.

De plus, même si nous le faisons avec de bonnes intentions, nous ne savons pas comment la critique va être reçue, nous ne savons pas si la personne que nous critiquons a la volonté et la capacité d’utiliser notre critique, nous ne savons pas si cette personne a déjà une faible estime d’elle-même et si ce que nous disons peut aggraver ses problèmes et causer plus de souffrance.

Il est si facile de désapprouver des actions des autres, mais pour le faire d’une manière utile et bienveillante, nous devons veiller à ce que ces critiques soient faites à partir d’un esprit pur et basées sur une perception la moins biaisée possible de leurs actes et de leur situation.