Dhammapada Verset 325

La personne stupide qui est paresseuse, gloutonne et somnolente, qui se vautre comme un porc bien nourri, est sujet à des renaissances répétées.

L’histoire du roi Pasenadi de Kosala

Alors qu’il résidait au monastère de Jetavana, le Bouddha prononça le verset 325, en référence au roi Pasenadi de Kosala.

Un jour, le roi Pasenadi de Kosala se rendit au monastère pour rendre hommage au Bouddha peu après avoir pris un repas copieux. Le roi avait l’habitude de manger un demi-boisseau de riz avec du curry de viande. Alors qu’il se trouvait en présence du Bouddha, le roi se sentit tellement assoupi qu’il ne cessa de hocher la tête et eut du mal à rester éveillé. Il dit alors au Bouddha : « Vénérable Monsieur ! Je suis très mal à l’aise depuis que j’ai pris mon repas ». Le Bouddha lui répondit : « Oui, ô roi ! Les gloutons souffrent de cette manière. »

Puis le Bouddha dit :

La personne stupide qui est paresseuse, gloutonne et somnolente, qui se vautre comme un porc bien nourri, est sujet à des renaissances répétées.

Après avoir entendu ce discours, le roi, ayant compris le message, diminua progressivement la quantité de nourriture qu’il mangeait. En conséquence, il devint beaucoup plus actif, alerte et heureux.

Quelques réflexions …..

Cette histoire est similaire à celle du verset 204. Même lorsque nous pratiquons la méditation et que nous sommes très déterminés à avoir une moralité et une éthique élevées, nous ne prêtons pas attention à certains attachements parce qu’ils semblent si anodins. En fait, ces attachements, comme celui à la nourriture dans cette histoire, peuvent avoir un impact important sur nos progrès. Ces attachements encouragent la négligence et ce qui commence par un peu trop de nourriture peut se terminer par la négligence de sujets plus importants. Nous devons cultiver une attitude de vigilance qui englobe tout si nous voulons progresser vers la liberté et le bonheur.

La vigilance est une attitude de l’esprit, qui consiste à se demander « où cela me mène-t-il ? Est-ce que ça donne un vrai bonheur ou est-ce que je vais le regretter plus tard ? Est-ce que c’est bon pour moi ? est-ce que c’est bon pour les autres ? est-ce que c’est bon pour les deux ? » Comme l’explique le Bouddha à Rahula, son fils, dans Ambalatthikarahulovada Sutta.