Dhammapada Verset 202

Il n’y a pas de feu plus brûlant que la passion ; il n’y a pas de mal comme la haine ; il n’y a pas de souffrance plus grande que les agrégats de l’existence ; aucune béatitude surpasse la Paix Parfaite du Nibbana.

L’histoire d’une jeune mariée

Alors qu’il résidait au monastère de Jetavana, le Bouddha prononça le verset 202, en faisant référence à une jeune mariée.

Les parents d’une jeune fille invitèrent le Bouddha et quatre-vingts de ses disciples à son mariage. En voyant la jeune fille se déplacer dans la maison et aider à préparer la nourriture, le marié était très excité, et il pouvait à peine répondre aux besoins du Bouddha et des autres bhikkus. Le Bouddha savait exactement comment le jeune marié se sentait et aussi que le temps était venu pour la mariée et le marié d’atteindre le premier stade de l’Éveil.

Par son pouvoir surnaturel, le Bouddha rendit la jeune fille invisible au jeune homme. Lorsque le jeune homme cessa de voir la jeune femme, il put accorder toute son attention au Bouddha, et son amour et son respect pour lui augmentèrent. Alors le Bouddha dit au jeune homme : « Ô jeune homme, il n’y a pas de feu comme le feu de la passion ; il n’y a pas de mal comme la colère et la haine ; il n’y a pas de mal comme le fardeau des cinq agrégats de l’existence (khandhas) ; il n’y a pas de béatitude comme la Paix Parfaite de Nibbana ».

Puis le Bouddha dit :

Il n’y a pas de feu plus brûlant que la passion ; il n’y a pas de mal comme la haine ; il n’y a pas de souffrance plus grande que les agrégats de l’existence ; aucune béatitude surpasse la Paix Parfaite du Nibbana.

À la fin du discours, la mariée et le marié atteignirent le premier stade de l’Éveil.

Quelques réflexions …..

La passion est comme un feu sauvage. Elle brûle et détruit tout sur son passage. Sous son influence, nous volons, tuons, violons, nous abandonnons toute éthique, et même toutes convenances. Comme tout feu, elle n’est jamais satisfaite, plus il en a, plus elle en veut et plus elle s’intensifie. La passion enflamme l’esprit et lorsque le carburant s’épuise, il ne reste que les cendres. Il ne reste que la colère lorsque nous ne pouvons plus obtenir ce qui alimente notre passion.

Mais en fait, lorsque nous nous arrêtons et observons ce qui se passe dans notre esprit, nous voyons que l’objet de notre passion n’est qu’une expérience impermanente comme toutes les expériences, insatisfaisante, car elle s’arrêtera à un moment donné et que c’est notre esprit qui interprète l’objet comme désirable, mais qu’il n’y a rien d’intrinsèquement désirable dans cet objet.