Dhammapada Verset 31

Un moine conscient des vertus de l’attention et des dangers de la négligence, avance comme un feu, brûlant sur son passage toutes les entraves, grandes et petites.

L’histoire d’un certain bhikkhu

Alors qu’il résidait au monastère de Jetavana, le Bouddha prononça le verset 31, à propos d’un certain bhikkhu.

Un certain bhikkhu, après avoir obtenu un sujet de méditation du Bouddha, se rendit dans la forêt pour méditer. Malgré tous ses efforts, il ne fit que très peu de progrès dans sa pratique de la méditation. En conséquence, il devint très déprimé et frustré. Alors, dans l’espoir d’obtenir d’autres instructions spécifiques du Bouddha, il se rendit au monastère de Jetavana. Sur son chemin, un incendie se déclencha et commença à brûler la forêt autour de lui. Il courut jusqu’au sommet d’une montagne et observa le feu de là. Alors que le feu se propageait, il lui vint soudain à l’esprit que, de même que le feu brûlait tout sur son passage, de même la sagesse consume tous les obstacles de la vie.

Pendant ce temps, depuis la salle Gandhakuti du monastère de Jetavana, le Bouddha était conscient de ce que pensait le bhikkhu. En émanant de lui-même une image lumineuse de sa personne, il apparut au bhikkhu et lui dit. « Mon fils, tu es sur la bonne ligne de pensée ; continue. Tous les êtres doivent brûler toutes les entraves de la vie avec la sagesse. »

Puis le Bouddha dit :

Un moine conscient des vertus de l’attention et des dangers de la négligence, avance comme un feu, brûlant sur son passage toutes les entraves, grandes et petites.

À la fin du discours, le bhikkhu atteignit l’Eveil.

Quelques réflexions …..

Lorsque nous développons la pleine conscience et la vigilance, notre esprit devient calme et pur. Nous arrivons à voir comment les souillures mentales surviennent et cessent. Cela prend du temps, car cela va à contre-courant. Nous pensons généralement qu’écouter une belle musique ou manger un repas délicieux est le moyen de nous sentir heureux, mais en fait, ces activités sont insatisfaisantes à bien des égards. Elles cessent, lorsque la nourriture délicieuse est entièrement consommée ou que nous n’avons plus faim. Nous nous retrouvons peut-être avec un bon souvenir, mais aussi avec le désir de répéter l’expérience, nous avons créé une dépendance que nous ne pouvons souvent pas satisfaire, ce qui fait que notre situation est pire qu’avant.